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Poursuivre l’évolution de l’IAC et de l’IARC

Cet article a été publié initialement dans l'(e)Bulletin de l’ICA.

Par Yves Guérard, FICA

Avant-propos de Marc Tardif, président de l’ICA Malgré tous les efforts des partenaires de l’Indice actuariel climatique (IAC), l’ICA y compris, il a été difficile de développer un Indice actuariel des risques climatiques (IARC) tel que conçu initialement. Bien que d’importantes premières étapes aient été franchies, les partenaires estiment que le manque de données adéquates rend pour l’instant impossible une production robuste et intégrale de l’indice proposé. Cependant, l’ICA continuera de travailler avec ses partenaires pour prioriser les améliorations de l’IAC, tout en soutenant le développement parallèle d’un IARC robuste à plus long terme. Une description de ces développements est résumée ci-dessous par Yves Guérard, un représentant de l’ICA au sein du comité mixte de coordination des travaux des quatre associations.

Depuis novembre 2016, l’ICA et ses partenaires, l’American Academy of Actuaries (AAA), la Casualty Actuarial Society (CAS) et la Society of Actuaries (SOA), publient l’Indice actuariel climatique (IAC). Parallèlement à ces travaux, les membres du partenariat ont exploré la façon de développer un Indice actuariel des risques climatiques (IARC) axé sur l’augmentation des pertes de propriétés qui auraient pu être attribuées aux changements des variables climatiques.

Cela s’est avéré être une démarche trop ambitieuse. SHELDUS (Spatial Hazard Events and Losses Database for the United States (base de données sur les événements et les pertes liés aux risques spatiaux pour les États-Unis)) n’identifie pas les augmentations du nombre et de la valeur des actifs à risque, qui sont la principale cause de l’augmentation des pertes. La possibilité d’attribuer une partie des pertes aux changements des variables climatiques dépend donc des hypothèses sur l’augmentation du nombre, de la valeur des actifs exposés et des corrections pour les augmentations de résilience dues aux changements de normes et aux initiatives d’adaptation. L’incertitude inhérente aux variables climatiques aggrave la difficulté de cette attribution.

Bien que les partenaires aient pu produire des estimations de l’impact des conditions environnementales extrêmes et des évaluations de l’incertitude qui y règne, le modèle n’est pas aussi robuste que l’espérait l’ICA. Certaines préoccupations concernant le modèle initial comprennent un R2 faible, des hypothèses peu claires, un intervalle de confiance étroit et une méthodologie complexe. De plus, le nombre limité d’événements couverts par la Base de données canadienne sur les catastrophes empêche l’extension du modèle aux cinq régions canadiennes.

Des résultats préliminaires du modèle de l’IARC ont récemment été publiés par l’AAA sous la forme d’une étude de recherche. La SOA et la CAS travaillent également sur leurs propres analyses des pertes dans les sept régions des États-Unis alors que le partenariat poursuit son exploration des modèles de l’IARC possibles et l’interprétation des données. L’ICA continuera de travailler avec ses partenaires pour améliorer à la fois l’IAC et l’IARC, en mettant notre priorité sur la recherche de meilleures données, en particulier pour le Canada.

Des données adéquates sont une condition préalable à tout développement futur de l’IARC ou de l’IAC. L’ICA a déjà reconnu l’importance de ce besoin dans l’énoncé public Il est temps d’agir, diffusé en septembre 2019, avec l’appel à l’action de première ligne : « Prioriser la collecte et la divulgation de données nationales sur les répercussions financières des événements climatiques, comme les inondations, les tempêtes de vent et les feux de forêt. »

L’ICA, en tant qu’association professionnelle représentant les actuaires au Canada, s’est engagée à collaborer avec les décideurs du gouvernement et de l’industrie afin d’arriver à des versions plus robustes et applicables de l’IAC et de l’IARC. Les Canadiens seront dès lors outillés d’informations fiables, ce qui les aidera à faire face aux risques des changements climatiques.

Cet article reflète l’opinion de l’auteur et il ne représente pas une position officielle de l’ICA.

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