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Les nouveaux parcours aux fins d’une adhésion à l’ICA

L’ICA se lance dans d’importants changements – les plus importants à ce jour – pour notre système de qualification, qui offrira diverses nouvelles façons de réussir le parcours d’adhésion auprès de l’Institut. Joseph Gabriel, FICA et actuaire dans le service d’éducation au siège social de l’ICA, se joint à nous pour discuter de cette nouvelle direction prometteuse.

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Ayotte : Bonjour et bienvenue à Voir au-delà du risque, le balado de l’Institut canadien des actuaires. Ici Maude Ayotte, membre de l’équipe des communications au siège social de l’ICA.

La qualification des membres a été et reste une fonction importante de l’ICA. Et comme prochaine étape dans l’évolution de notre système, l’Institut a introduit un nouvel ensemble de parcours d’éducation, qui représente un grand pas vers l’avant dans le processus de qualification des actuaires canadiens.

Aujourd’hui, on reçoit Joseph Gabriel, FICA, FSA, qui est actuaire dans le service d’éducation du siège social de l’ICA – et que vous avez fort probablement entendu animer dans des épisodes précédents – il se joint à nous pour discuter de ces changements.

Alors merci beaucoup, Joseph, de te joindre à nous aujourd’hui.

Gabriel : Merci et bonjour Maude, ça me fait vraiment plaisir. Ça me fait un peu drôle car d’habitude c’est moi qui pose les questions durant les baladodiffusions, mais aujourd’hui, ça va me faire plaisir de répondre aux questions.

Ayotte : Super. Avant d’aborder les récents progrès, pourrais-tu nous rappeler les changements qui ont été mis en œuvre par l’ICA au cours de la dernière décennie avec la mise en place du Programme d’agrément universitaire?

Gabriel : Ah oui, certainement. D’abord, il faut se rappeler que c’est l’Institut qui décide des exigences de qualification pour ses membres tant au niveau associé que Fellow, et les discussions quant à la reconnaissance des études universitaires remontent aux années 1970-1980. On a des procès-verbaux de discussions de l’Institut qui remontent à cette époque relativement à qu’est-ce que ça prenait pour devenir un actuaire en termes d’exigences d’éducation. Donc l’idée d’incorporer la formation universitaire à la qualification, ce n’est pas quelque chose qui est nouveau.

Depuis 1965 – donc depuis 1957 ans environ – l’Institut a utilisé les produits de formation de la SOA et de la CAS principalement aux fins de sa qualification qu’on reconnaît toujours et qui sont des excellents produits et qui ont formé les excellents actuaires. Mais à travers l’évolution de la formation universitaire en actuariat, on s’est posé la question avec la qualité des programmes qu’on a au Canada. Donc, à partir de 2012, l’Institut a pris la décision d’incorporer la reconnaissance universitaire au sein de sa formation.

Ça a commencé en 2012 avec 11 universités qui ont adhéré aux exigences d’agrément de l’Institut qui permettait d’obtenir des crédits d’examen selon les exigences de qualification qui étaient en vigueur à l’époque; donc, qui étaient examen par examen où on arrimait des cours à certains examens identifiés qui étaient exigés pour la qualification de niveau associé. Et les exigences d’agrément sont assez rigoureuse parce qu’il y a plusieurs critères que les universités doivent rencontrer pour être agréées. Entre autres, il y a une exigence de correspondance, de programme d’études, de ce qu’on dit, le mot qu’on utilise le plus est syllabus.

Donc il doit y avoir un suivi rigoureux, une correspondance mesurée des objectifs d’apprentissage et de la matière. En plus de ça, il y a des exigences de composition du corps professoral des universités, il y a des processus de contrôle qui sont appliqués. Donc tout ça après 10 ans d’administration d’agrément, puis d’une façon, je dirais, avec un franc succès, on a beaucoup d’étudiants qui ont se sont prévalus de cette disposition et qui se sont rendus au titre de membre associé et Fellow en utilisant ces crédits d’examen.

Enfin, on n’a pas vu de réduction, même une amélioration de la qualité des candidats et candidates parce que ces personnes souvent sont fortes et sont capables. Elles ont passé certains des examens de niveau associé ou Fellow sans difficulté. Donc, l’évolution a été très grande, ça été un pas de géant, en 2012, d’incorporer et de reconnaître les études universitaires au sein de la formation.

Et 10 ans plus tard, on fait évoluer la reconnaissance universitaire. On rejoint un peu la tendance globale parce que la reconnaissance universitaire, ce n’est pas quelque chose que l’ICA a inventé; ça se fait à grande échelle ailleurs dans le monde, dans les organisations actuarielles comparables à l’ICA. Donc, ce n’est pas quelque chose de nouveau. C’est quelque chose qui est utilisé partout dans le monde mais qui n’était pas utilisé en Amérique du Nord, et l’Institut a été vraiment pionnier à ce niveau.

Ayotte : Et quels sont les principaux motifs qui nous ont amenés à adopter ce nouveau cadre?

Gabriel : Ça, c’est une excellente question, merci. Comme j’en parlais lors de ma première réponse, ça fait 10 ans qu’on administre le programme d’agrément au modèle « examen par examen ». Mais il y a eu des changements dans le monde du travail dont on ne peut ignorer. Les autres professions incorporent d’emblée une formation universitaire formelle dans leurs exigences, et je rappelle que c’est l’Institut qui établit d’abord et avant tout les exigences de qualification au titre d’associé ou associée puis au titre de Fellow.

Donc suite à cette évolution au changement qu’on a observé dans le monde du travail, il y a eu un événement aussi qui a été vraiment un catalyseur : la COVID-19. La COVID-19 a imposé un nouveau mode de travail, un nouveau mode d’opération tant au niveau de la formation que de l’exécution du travail. Ça nous a forcés à nous pencher sur la formation qui serait optimale, la plus flexible, qui répond aux exigences ou aux besoins de diversité. Et diversité, tant au niveau de la provenance des candidats et candidates et de la diversité de leur formation.

Donc la COVID nous a fait réaliser que le modèle de centres d’examens contrôlés a posé des défis majeurs en termes d’administration. Il y a des candidats et des candidates qui ont dû annuler leurs examens, changer de centre d’examen ou même voyager, changer de pays, aller écrire ailleurs, pour être capable d’écrire leur examen. Donc ça nous a fait réfléchir et on s’est dit que ce n’est pas, en termes de risque et de ce qui est optimal et d’administration; ça nous a forcé à revoir ce modèle.

Il y a aussi qu’il y a de la compétition d’autres professions, notamment en sciences des données, en analytique prédictive, et tout ça. On a voulu instaurer un programme de qualification qui soit attrayant pour l’ensemble des candidats et candidates futurs(es) de niveau universitaire, puis au niveau des autres « background », si vous me permettez l’expression, à la profession actuarielle.

Donc si on met tout ça ensemble – le désir de l’Institut d’avoir un système vraiment à la fine pointe qui répond aux besoins des candidats et candidates, et qui (surtout) reconnaît la grande qualité, la formation universitaire, le dynamisme de la formation universitaire…

J’ai eu l’immense honneur, durant les 10 dernières années, d’être une partie prenante au processus de contrôle qu’on applique aux universités agréées, et j’ai vu l’évolution de la formation qui est fantastique! Les projets qu’on demande aux étudiants; que ce soit des projets et pas nécessairement des examens formels, mais que ce soit des projets ou des examens formels, la façon qu’ils sont maintenant évalués, c’est très représentatif de la science actuarielle.

On a voulu rassembler tous ces événements pour mettre sur pied un système de formation à la fine pointe. Donc ce sont l’ensemble de ces événements qui ont fait en sorte que l’ICA a décidé d’aller de l’avant avec ce gros changement au niveau de notre système de qualification.

Ayotte : Notre nouveau processus de qualification comporte trois différents parcours qui permet de devenir membre de l’ICA. Pourrais-tu nous expliquer chacun d’eux et nous dire à quels groupes de candidats et candidates ils s’adressent?

Gabriel : Oui, absolument. Nous avons trois parcours de qualification. Le parcours 1 est celui que l’on nomme 100 % ICA. Ce sont toutes les activités qui sont produites par l’Institut. Ce sont des examens, des modules, des exigences qui n’utilisent plus les activités de formation des autres organisations professionnelles qu’on avait l’habitude d’utiliser.

Au sein de ce parcours (le parcours 1), un diplôme d’une université agréée ou un diplôme reconnu sera la première exigence. Dans le cadre de ce diplôme – je parlais plus tôt de l’importance de suivre le programme d’études de l’Institut – le diplôme devra inclure une série de cours obligatoires qui devront être réussis (des cours identifiés par l’Institut) en collaboration avec l’université. Chacune des 11 universités agréées a une liste de cours qui a été publiée et qui risque de changer à travers le temps, parce que les programmes changent et notre syllabus va changer aussi. Mais pour l’instant, le principe est que le diplôme universitaire a deux critères.

Premièrement, il doit être obtenu seulement dans une des 11 universités et il doit être dans un programme d’actuariat incluant les cours qui ont été obligatoires et qui ont été identifiés par l’Institut. Ça, c’est le fondement de la formation du membre associé. À ce critère, on va ajouter deux modules de niveau associé qui vont venir présenter l’aspect pratique, puis l’aspect d’application aussi de la science actuarielle dans le cadre d’un milieu de travail, car les employeurs nous ont dit aussi, à travers nos consultations, que la formation mathématique des étudiants et étudiantes était solide, mais la connaissance du milieu de travail était à travailler.

Donc, c’est ce que nous avons également incorporé dans notre parcours de formation. Ce sont des modules qui vont venir, à la fois consolider les connaissances qui sont acquises à l’université, et à la fois faire une présentation de la profession d’actuaire à titre de professionnel ou professionnelle et en milieu de travail. Et pour couronner le tout au niveau associé, il va avoir un examen; l’Examen synthèse qu’on appelle ainsi. Ce sera un examen de six heures à livre ouvert qui, encore une fois, ne viendra pas évaluer de la même façon, et ne viendra pas évaluer ce que les personnes ont déjà vu à l’université. Ce n’est pas l’objectif de cet examen.

Cependant, les connaissances acquises à travers le baccalauréat reconnu et à travers les modules seront requises. C’est à ce moment qu’ils doivent connaître la matière pour être capables d’écrire l’examen et le réussir. Donc un baccalauréat, deux modules, un examen, et à cela, on vient ajouter l’Atelier sur le professionnalisme qui est toujours requis. Cela va vous donner le titre de membre associé. Par la suite pour devenir Fellow, les membres associés devront réussir deux modules de niveau Fellow et trois examens. Les examens sont prévus d’une durée de quatre heures et à livre ouvert. Les examens à livre ouvert vont nous permettre de mettre l’accent sur l’application des connaissances.

Dans notre pratique, je me souviens quand j’étais actuaire et que je pratiquais, si j’avais besoin de faire référence à mes normes ou à une publication quelconque, je l’avais sous la main. Donc on croit et on est d’avis que la simple mémorisation et régurgitation de notions n’est pas optimale au niveau de la formation d’actuaire; on veut mettre l’accent sur le côté pratique et la profonde compréhension.

Donc tous nos examens de niveau associé ou Fellow seront à livre ouvert, administrés sur une plateforme de formation à la fine pointe avec (évidemment) le souci de la rigueur au niveau de la surveillance à distance par caméra, et il va y avoir une série d’exigences au niveau de la technologie pour pouvoir rédiger nos examens. C’est sûr que l’intégrité du système est non négociable, mais ça va être un système qui va être très rigoureux.

Donc deux modules, trois examens et il va aussi y avoir le Cours orienté vers la pratique, qui a toujours été une exigence et ça ne change pas. Et à ceci, il va y avoir une exigence d’expérience qui est l’exigence que l’on connaît présentement. Donc, 12 mois d’expérience canadienne en tant que membre associé et trois ans d’expérience pratique acquise durant les six dernières années au moment de la demande pour le niveau Fellow. Donc c’était le parcours 1, 100 % Institut.

Le parcours 2 est un parcours où, essentiellement, on reconnaît les membres associés et d’organisations actuarielles reconnues. Ces associations sont la SOA (Society of Actuaries), la CAS (Casualty Actuarial Society) et les organisations de l’Angleterre, l’Irlande, l’Afrique du Sud et l’Australie. Donc ce sont des personnes qui sont associés ou associées de ces organismes qui vont pouvoir, par la suite, devenir membres associés avec nous. Et pour l’instant, on n’impose pas d’autres exigences à part notre professionnalisme. Mais lorsque notre module de niveau associé sera disponible – on a planifié qu’il soit disponible au printemps 2023 – on va imposer le module de niveau associé à ces candidats et candidates et l’Atelier sur le professionnalisme.

Et à partir du moment où ils deviennent membres associés, ces candidats et candidates auront la possibilité de compléter leur formation de niveau fellow avec les examens du parcours 1 de niveau Fellow. En gros, on devient associé ou associée ailleurs et on complète notre formation de niveau Fellow avec les examens et modules de Fellow de l’Institut, et avec les mêmes exigences d’expérience que les personnes du parcours 1.

Il y a une petite exception au parcours 2 quand je disais qu’il faut être associé ou associée d’ailleurs. Je ne rentrerai pas dans tous les détails, mais les personnes qui viennent de la CAS, l’exigence pour le parcours 2 pour devenir membre associé, sont tous les examens et cours en ligne et VEE sont requis pour le titre d’ACAS, moins les examens 5C et 6C. Parce qu’aux yeux de l’Institut, la matière couverte par les examens 5C et 6C, c’est la matière de niveau Fellow que l’on retrouve dans nos examens de Fellow. Donc, c’est la petite nuance à faire pour les examens et les personnes de la CAS. En fait, pour les personnes de la SOA, ce qu’on demande sont toutes les exigences requises à part le professionnalisme, ou le APC. Mais c’est sûr que si les personnes sont des ASA, c’est la même reconnaissance aux fins du parcours 2.

Le parcours 2 est aussi ouvert aux personnes qui ont un titre actuariel d’une organisation non reconnue. Par exemple, j’ai nommé les organisations pour lesquelles on avait un lien direct, mais il y a d’autres organisations dans le monde. Le parcours 2 leur permettront de se joindre à l’Institut, et on va se pencher sur ce qui a été couvert durant leur formation ou leur titre actuariel, et on va établir ce que ça prend pour devenir membre associé ou Fellow à travers le parcours 2. Donc c’est tout pour le parcours 2.

Le parcours 3, lui, est ouvert aux fellows d’autres organisations reconnues. Donc, les mêmes organisations que j’ai nommées plus tôt : la SOA, la CAS, les organisations de l’Angleterre, l’Irlande, l’Afrique du Sud et l’Australie. Donc, quelqu’un qui serait fellow de ces organismes pourrait devenir Fellow de l’Institut grâce à deux options.

Il y a le parcours 3A qui est le parcours d’expérience. On s’est penché sur le fait qu’il y avait des barrières auparavant dans notre processus de qualification qui exigeait un examen pour ces candidats et candidates, dépendamment de leur formation. C’était une barrière, alors on reconnaît le titre. Je dirais que la condition préalable pour le parcours 3A est d’être un ou une fellow d’une de ces organisations, et on va imposer une exigence d’expérience, qui va être trois ans d’expérience canadienne dans un volet identifié comme étant pertinent à la formation de la personne candidate.

Trois ans d’expérience canadienne acquise à partir du moment où ils ont été fellow avec leur(s) organisation(s) qui est reconnue. Donc trois ans d’expérience, et lorsque notre module de niveau Fellow sera disponible, on va demander à ces candidats et candidates d’effectuer le module avancé pour bien les cadrer dans les contextes canadiens, législatifs et de pratique. Donc essentiellement, pour le parcours 3A, il faut être fellow reconnu. On complète trois ans d’expérience canadienne à partir du moment où on obtient le titre de fellow, un module et le Cours orienté vers la pratique. Ceci vous donnera le titre de Fellow de l’Institut.

Il y a une autre option pour les candidats et candidates qui sont fellow reconnus d’autres organisations, c’est le parcours 3B qu’on appelle le parcours accéléré. Pour ce parcours, on va donner la liberté à ces candidats et candidates d’écrire un examen de l’Institut qui va être propre à leur volet. Donc pour l’instant et pour la phase de transition, ce sont les examens reconnus canadiens de la SOA et de la CAS. Les candidats et candidates qui viennent par le parcours 3B peuvent utiliser les examens en attendant, et donc la logique est que l’examen va permettre à ces candidats et candidates de raccourcir leur période d’expérience canadienne de trois ans à 12 mois à partir du moment où ils ont été fellows, et pour l’instant, on leur demande de devenir membre associé de l’ICA aussi.

Donc, c’est beaucoup d’informations. Si je peux juste résumer tout ça : le parcours 1 est un parcours 100 % ICA. Le parcours 2 est pour les personnes qui sont associés ou associées ailleurs, qui sont reconnus et qui complètent la formation de niveau Fellow avec les examens et modules de l’ICA. Et le parcours 3, c’est un parcours réservé aux fellows d’autres organisations. Donc des personnes qui veulent avoir le titre de Fellow, avec, par exemple, la SOA ou la CAS, qui deviennent Fellow de la SOA ou de la CAS d’abord, et qui souhaitent devenir Fellow de l’Institut. Tout le gabarit ainsi que les exigences d’expérience du Cours orienté vers à la pratique, d’examens et modules selon l’option qu’ils ou elles choisissent.

Ayotte : Les examens de qualification ont eux-mêmes subi d’assez importantes modifications. Pourrais-tu nous parler de ces changements?

Gabriel : Absolument. J’ai effleuré le sujet un peu plus tôt mais essentiellement, ce sont tous des examens qui sont bâtis entièrement sur des programmes d’études, donc des syllabus qui ont été développés par l’Institut. Ça, c’est la première chose. Deuxièmement, ce sont des examens qui vont être administrés en ligne sur une plateforme de formation avec un fournisseur réputé. On a effectué nos recherches, tant au niveau de l’expérience du fournisseur et tant au niveau de la fonctionnalité et l’intégrité du système. Comme je disais, c’est non négociable.

Les examens vont aussi être à livre ouvert pour vraiment mettre l’accent sur la compréhension et l’application des notions plutôt que, d’abord, la mémorisation pure et simple. Et j’aimerais faire une parenthèse pour notre auditoire que nous ne sommes pas à notre première expérience en termes d’examens à livre ouvert. Jusqu’en 2017, notre Cours orienté vers la pratique comprenait un examen qui était à livre ouvert. Donc c’était un examen de trois heures. Je me souviens d’avoir pris cet examen, puis j’ai trouvé que dans toute ma formation, c’était probablement l’examen que j’ai trouvé le meilleur. Il n’est pas plus facile (rires), vraiment difficile aussi, mais qui a vraiment mis à l’épreuve mes connaissances et mon application.

Donc ce qu’on veut, c’est de reproduire cette expérience avec nos candidats et candidates. On veut un système qui n’est pas plus facile, mais plus accessible. Et accessible en termes de ne plus avoir besoin de se rendre aux centres d’examens pour écrire les examens. Accessible également en termes de provenance des candidats et candidates; ceux et celles qui étudient au sein d’une université agréée vs ceux et celles qui n’étudient pas au sein d’une université agréée, et ceux et celles qui souhaitent également obtenir un autre titre actuariel. Donc notre système permet tout ça.

Ce sont de gros changements et ça commence à prendre forme, et on a confiance que ça va être des produits de formation qui vont être à la fine pointe. Donc ce sont de gros changements… juste dans le format. Ce qu’on connaît en ce moment sont des examens (comme je disais précédemment) dans des centres administrés sous surveillance.

Pour nos examens, les personnes vont pouvoir rédiger leur(s) examen(s) où ils veulent à travers le système informatique, mais tout sera géré par l’entremise de notre système de formation à distance – ce qu’on appelle un LMS en anglais – un « Learning Management System ». Donc ce sont de gros changements, mais ultimement, la seule chose qui ne change pas, c’est la rigueur qui sera maintenue. C’est central à notre processus de formation.

Ayotte : Quel échéancier prévu pour le déploiement de ces nouveaux éléments?

Gabriel : On a un échéancier prévu quant au déploiement des différentes activités. On vient tout juste de publier notre programme d’études de niveau associé pour ce qui est des modules et de l’examen. On va publier à l’hiver nos syllabus de niveau Fellow. Ils sont prêts et ont été approuvés par le Conseil d’administration de l’Institut, et on les publiera sous peu. On est en train de finaliser à cet instant l’identification du matériel de lecture de référence pour l’examen, et par la suite, au printemps, on planifie déployer les deux modules de niveau associé.

Notre première administration de l’examen ou notre première offre (je devrais dire) de l’Examen synthèse de niveau associé devrait être déployée à l’automne 2023. Et on veut également déployer à l’automne 2023 nos modules de niveau Fellow et à l’automne 2024, ce serait le moment où nos examens de niveau Fellow seront administrés. Donc c’est un échéancier assez bien établi, assez ambitieux mais on est sur la bonne voie pour le rencontrer.

J’ai beaucoup parlé des exigences mais je tiens à réitérer qu’on a des règles transitoires qui sont clairement établies, qui font en sorte qu’on ne laisse personne derrière. Établir des parcours de qualification, c’est une chose. Mais avoir une transition qui se passe bien puis qui est juste et équitable, c’est notre premier souci aussi. On a travaillé là-dessus et on continue de travailler là-dessus de façon acharnée pour s’assurer que notre offre soit, à la fois la plus juste, équitable et inclusive possible pour tous les candidats et candidates. Donc voici l’échéancier qui s’étend de maintenant jusqu’au printemps 2024 et, je dirais, avec un plein déploiement et une pleine opération en 2025.

Ayotte : Et pour terminer, aurais-tu un mot de la fin à partager à notre auditoire?

Gabriel : Merci Maude. J’ai beaucoup parlé, je sais que c’est beaucoup d’information, mais je réitère que notre système va être rigoureux et à la fine pointe, et va refléter les préoccupations qui nous ont été exprimées par différentes parties prenantes. On a discuté avec des employeurs, on continue de communiquer avec des employeurs et des organismes de réglementation aussi. Donc ce processus est le fruit de longues consultations et beaucoup de travail.

Donc je tiens vraiment à souligner à notre auditoire que les exigences sont assez claires en termes de chacun des trois parcours, mais la transition aussi. Et on travaille sans repos pour s’assurer que tous les candidats et candidates trouvent leur compte. Et j’invite notre auditoire à consulter notre site Web du service d’éducation de l’ICA où vous trouverez toutes les dernières mises à jour.

Et si vous avez des questions, contactez-nous à education@cia-ica.ca, et il nous fera un plaisir de répondre à toutes vos questions.

Ayotte : Justement – Puisque l’on parle des nouveaux parcours, nous avons récemment lancé un nouveau site Web qui partage et explique tous les changements excitants qu’on apporte aux exigences de qualification de l’Institut. Je vous invite à consulter le site Web https://education.cia-ica.ca/fr/accueil/ pour connaître tous les détails.

Eh bien, merci, Joseph, de t’être joint au balado pour discuter des nouveaux parcours d’éducation de l’ICA. 

Gabriel : Merci Maude, tout le plaisir a été pour moi.

Ayotte : Alors cher auditoire, c’est ce qui met fin à l’épisode d’aujourd’hui. Nous avons plus de 150 épisodes dans notre répertoire alors je vous invite à les consulter. Et n’oubliez pas de vous abonner à Voir au-delà du risque sur n’importe quelle plateforme sur laquelle vous accédez à vos balados, pour ne pas manquer les épisodes à venir.  

Et nous aimerions vous entendre! Si vous avez des suggestions ou des idées d’épisodes, vous pouvez les transmettre à balados@cia-ica.ca.

Je m’appelle Maude Ayotte, et merci d’avoir écouté Voir au-delà du risque. À la prochaine!

Cette transcription a été révisée par souci de clarté.

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