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L’ICA sur la scène internationale

L’ICA est l’un des participants les plus actifs de la profession actuarielle internationale, principalement grâce à sa participation à l’Association actuarielle internationale. Une grande partie de ce travail est dirigé par la Direction des affaires internationales de l’ICA. Dans cet épisode, l’ambassadeur international et ancien président de cette direction Jason Malone, FICA, se joint à nous pour discuter des activités de ce groupe et de l’importance de s’impliquer dans les affaires internationales.

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Ayotte : Bonjour à tous et à toutes, et bienvenue à Voir au-delà du risque, le balado de l’Institut canadien des actuaires. Ici Maude Ayotte, membre de l’équipe des communications au siège social de l’ICA.

La Direction des affaires internationales est l’une des six directions qui supervisent la gestion opérationnelle des activités de l’ICA. Puis, comme son nom l’indique, la DAI est fortement impliquée dans des questions qui s’étendent au-delà des frontières canadiennes. Dans le cadre de cet épisode balado, on accueille aujourd’hui Jason Malone, ambassadeur international et ancien président de cette direction, qui se joint à nous pour discuter de certaines de ses activités récentes.

Merci, Jason, de te joindre à Voir au-delà du risque.

Malone : Merci, Maude, de l’invitation. C’est toujours un plaisir de discuter des différents travaux de l’ICA.

Ayotte : Discutons du mandat de la DAI, puisqu’il a récemment été remanié. Peux-tu nous donner les grandes lignes des changements apportés et des thèmes qui occupent désormais l’attention de la direction?

Malone : Ouais. En fait, le mandat comme tel de la direction, oui, a changé, mais je dirais vraiment que des fois il faut s’arrêter et examiner ce qu’on a fait, puis effectuer un petit ménage, de se poser des questions : « qu’est-ce qu’on a fait? » et « qu’est-ce qu’on devrait faire? » Puis la direction, comme groupe, s’est posé la question « est-ce qu’il y a des choses qu’on pourrait mieux faire? » Puis on a examiné notre mandat comme tel et on était quand même satisfait du mandat, et la direction de l’ICA l’était aussi, et on a également discuté avec l’équipe de l’ICA.

On était à l’aise avec le mandat. On trouvait que c’était un mandat qui était très important, que la direction comme telle était importante pour l’ICA, mais au point de vue de l’opération de ce mandat, on s’est dit peut-être qu’il y a des choses qui pourraient être beaucoup mieux faites, beaucoup plus efficaces. Puis vraiment, ce que l’on voulait s’assurer puis ce qu’on reconnaissait, c’est que beaucoup de nos membres comprenaient qu’on avait une influence internationale, mais dans les activités comme telles, il y avait un petit peu de difficulté de comprendre vraiment avec détail ce qu’on faisait.

Si je peux reculer un peu – le mandat de la direction, c’est de s’assurer qu’on développe une stratégie pour l’ICA au point de vue international. Puis ça souvent, on se pose la question : est-ce vraiment important? Mais il faut s’assurer que nous, comme profession, comme actuaires, on exerce une influence à travers tous les différents corps qui influencent l’actuariat, que ce soit les produits d’assurance, des produits de retraite et ainsi de suite, que ce soit l’IFRS, que ce soient les différents groupes, ils ont une influence sur ce qu’on peut faire. Donc c’est important pour nous de se regrouper et d’être efficaces pour exercer une influence envers ces différents groupes professionnels.

Évidemment une des grosses choses qu’on fait, c’est d’influencer l’Association actuarielle internationale (AAI), donc avoir un groupe dans lequel l’ICA pouvait aller chercher les meilleurs professionnels et professionnelles à travers le Canada pour nous aider dans ce travail. Puis aussi s’assurer que les professionnels ou professionnelles canadien(ne)s comprennent ce qui se passe. Donc, influencer les différents groupes, ensuite c’est de s’assurer que tous nos professionnels et professionnelles au Canada comprennent ce qui se passe.

Pour faire ça, on s’est dit, « on va réorganiser un peu la façon qu’on est structuré à l’intérieur de cette direction ». Puis ce qu’on a fait, c’est vraiment de regarder à faire des groupes qui, premièrement, regardent ce qui se passe, deuxièmement, qui influencent ce qui se passe et troisièmement, le communiquer. Donc, au lieu de plus spécifiquement regarder différentes spécialités de l’actuariat au Canada comme la retraite, les assurances, la comptabilité, et ainsi de suite, on voulait beaucoup plus être un groupe d’individus qui exercent dans chacun de ces trois groupes et de posséder une expertise variée dans ces groupes, et par la suite, s’assurer qu’on est efficace dans l’influence et la communication.

Si je reviens à la question originale, le mandat comme tel est et reste quand même assez similaire, c’est vraiment dans l’opérationnalisation de ce mandat et de s’assurer que notre « membership » (nos membres) en bon français – puis en passant, je suis désolé pour tous les anglicismes que je vais utiliser pendant ce balado. Mais vraiment, de s’assurer que le « membership » comprend très bien ce qu’il fait, ce que cette direction effectue, et comment ça les influence.

Ayotte : Puis l’Association actuarielle internationale (ou l’AAI) a récemment fait l’objet d’une restructuration. Qu’est-ce qui a changé au sein de l’organisation et quelles sont maintenant ses priorités?

Malone : Ouais, bonne question. Ça a été un travail qui a été beaucoup plus long que le travail qu’on a effectué avec notre direction. Dans le même esprit, l’AAI voulait aussi se rendre plus efficace, donc faire si on veut là un ménage de la façon qu’elle était structurée… et il y a eu beaucoup de travaux qui ont été faits en amont de cette restructuration pour voir comment cette association peut être plus efficace de manière à s’assurer que les priorités de la profession étaient diffusées à travers des grandes organisations supranationales.

Une des choses qui a été faite, c’est de revoir chacune des commissions, chacun des groupes et de voir de quelle façon ce groupe opère et s’ils sont actifs, et si oui ou non, ils amènent une valeur. Donc ce fut un premier travail. Et l’autre c’est de voir comment, de façon générale, l’association était structurée pour bien accomplir sa mission, et sa mission étant vraiment de s’assurer que la profession actuarielle avait une influence avec les différents groupes qui pourraient avoir un impact sur le travail qu’on fait globalement.

Aussi, s’assurer au point de vue réputationnel que le mot actuariat, que la profession actuarielle, conserve, maintienne et agrandisse sa réputation. Pour cela, il faut s’assurer qu’il y a un bon niveau de professionnalisme à travers le monde et 2 que la définition d’actuaires, surtout dans l’éducation, ait une similarité quand on passe de pays à pays. Comme vous pouvez imaginer, c’est un travail et ça continue à être un travail qui est très difficile et très important dans lequel l’ICA a une influence très importante avec la SOA et l’association britannique. S’assurer que si un pays veut avoir des actuaires, veut avoir une association actuarielle, et aller dans le marché et se dire qu’ils sont les actuaires, qu’il y ait un minimum de standards au point de vue de leur programme de formation. Bon, là, j’ai dit beaucoup de mots.

L’organisation comme telle, ce qu’elle a décidé de faire, c’est d’éliminer certaines commissions qui étaient – comme je disais tantôt – beaucoup moins actives ou que leurs objectifs comme tels n’apportaient pas beaucoup de valeur, donc ces commissions ont été éliminées. Et certaines de ces commissions ont changé d’accent. Au lieu d’être une commission comme telle, elles sont devenues des forums de discussion.

Également, ce qui a été complété, c’est de s’assurer que le travail fait par ces forums, ou ces commissions, ait un processus pour s’assurer que le travail qu’il fait est de qualité et s’assurer que lorsqu’on a une organisation ou un comité ou un peu importe qui parle au nom de l’AAI, bien, toutes les associations comme telles – parce qu’il ne faut pas l’oublier : l’Association internationale est une association d’associations, donc l’ICA a un mot à dire pour connaître quels sont les objectifs de l’AAI, tout comme toutes les autres associations qui participent à travers le monde.

Donc, s’assurer que lorsqu’une commission publie un travail et publie un commentaire, on parle d’une voix commune, et toutes les associations (au moins une grande majorité des associations) sont d’accord avec les messages qui sont partagés. C’est par un souci d’efficacité, par un souci de s’assurer de la qualité et s’assurer que la profession comme telle parle d’une voix et d’une voix très forte.

L’ICA comme tel est un grand ambassadeur de cette association. Cela fait en sorte qu’on est très efficace comme profession. Au lieu de parler de plusieurs voix et de plusieurs associations, on parle d’une voix d’une plus grande force avec beaucoup plus d’actuaires qu’il représente.

Donc, évidemment, l’association comme telle continue de se réorienter ou s’habituer au ménage qui a été effectué. C’est sûr et certain que lorsqu’on fait un grand ménage comme ça, lorsqu’on restructure une organisation comme celle-là, y a toujours des choses qu’on apprend. On apprend de nos erreurs, il y a des choses qu’on a faites comme association qui ne plaisent pas à tout le monde. On a essayé de voir quelles sont les choses qu’on a bien faites et de se réorienter et s’ajuster.

Tu sais, j’aimerais juste parler d’une chose qui a été discutée auprès de l’AAI. C’est vraiment de se concentrer sur l’avenir de la profession, et je suis très fier de travailler dans une des commissions qui ont analysé tous les différents projets de cette association, et un des projets qui est en train d’être faits et j’espère bientôt publier – le nouveau mandat de la direction, s’assurer que les membres voient ce qui a été fait, comprennent et voient le bénéfice de notre participation à l’IAA, et le travail axé sur l’avenir de la profession.

Il y a beaucoup de questionnements. Je le vois. Des gens qui sont à l’université, des jeunes qui commencent à travailler dans notre domaine et qui se questionnent, par exemple dans les régimes de retraite ou même dans les produits d’assurance avec toutes les technologies, avec de nouvelles professions qui viennent un peu menacer la nôtre.

Le travail comme tel de cette commission, qui publiera quelque chose très bientôt, est de voir quel est l’avenir, qu’est-ce qui est intéressant dans ces domaines, de notre profession, et pourquoi en être fier(e), puis, pourquoi des jeunes au secondaire ou au cégep qui se préparent pour étudier à l’université, pourquoi choisiraient-ils la profession d’actuaire? Ce sont des choses super importantes qui sont faites, puis très intéressantes, dont nous, comme association canadienne, on peut profiter. Donc, la restructuration continue, on est très confiants, on continue de soutenir pour s’assurer qu’elle soit bénéfique pour nous au Canada.

Ayotte : Et quelle est la perception de nos collègues étrangers à l’égard de la profession canadienne? J’ai l’impression que les actuaires canadiens sont très influents, même s’ils sont moins nombreux.

Malone : Ah, c’est la question magique. Je me fais souvent poser la question, non seulement des différentes commissions relevant de la direction. Il faut se le dire, parce que c’est quand même un engagement qu’on a pris il y a quelques années d’être un grand influenceur de cette association-là. On a beaucoup de bénévoles de l’ICA qui passent énormément de temps à assurer le bon fonctionnement de l’AAI, et aussi mes collègues qui me voient passer beaucoup de temps sur cette association.

Je crois que tout le monde qui écoute aujourd’hui la série balado, comprend qu’on est rendu une profession qui est influencée par plusieurs autres, j’en discutais tantôt des groupes internationaux. Le plus facile c’est l’IFRS puisque ça impacte la majorité des actuaires au Canada. Évidemment, quand l’IFRS veut effectuer un changement, il faut s’impliquer.

Et pourquoi on devrait s’intéresser à ce qui se passe à l’étranger? Parce que ça nous influence, ça nous impacte directement ici au Canada. Le trait tangible, évidemment, la comptabilité, IFRS 17 pour tous ceux et celles qui sont affectés, qui ont été affectés, qui sont affectés et qui seront affectés dans les prochaines années, et qui vont travailler très fort là-dessus.

Évidemment, c’est pour ça qu’il faut s’impliquer. Il faut s’impliquer pour influencer, pour que notre voix canadienne soit entendue lorsqu’on effectue des changements comme ça, on a nos particularités. Il faut s’assurer de lever notre main et d’en parler, et c’est pourquoi l’ICA effectue un gros travail de s’assurer qu’on met des bénévoles de l’avant qui sont chevronnés, justement pour lever leurs mains avec l’expertise, surtout la main et influencer. C’est très important pour nous d’avoir cette voix-là, que ce soit l’IFRS, mais aussi lorsqu’on parle de climat, oui, on fait beaucoup de travail au Canada, puis on commence à faire du travail au Canada là-dessus.

Mais, comme on le sait tous, il y a beaucoup de travail qui se fait ailleurs, il faut comprendre ce qui se passe puis influencer ce qui se passe ailleurs et apprendre ce qui se passe ailleurs, puis amener au Canada. Tu sais, moi, mon expertise est plus dans les avantages sociaux. Plus spécifiquement, dans les régimes de retraite. On a fait beaucoup de choses. Que ce soit à l’AAI d’aller chercher de l’information : qu’est-ce qui se fait ailleurs, qu’est-ce qui se fait en Australie, par exemple, avec les régimes à cotisations déterminées…

Qu’est-ce qu’ils ont essayé, qu’est-ce qui a fonctionné, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné? Et lorsque ça n’a pas fonctionné, pourquoi ça n’a pas fonctionné? Plus récemment en France, avec tout le débat de l’âge de retraite, oui, c’est sûr et certain que la France est différente, mais tout ce qui se passe, comment on peut l’appliquer ici au Canada, qu’est-ce qui s’est passé, pourquoi il y a des enjeux… et certains de ces fondements, bien, on l’a utilisé à l’ICA pour influencer notre réponse tout récemment à la commission parlementaire (au Québec) sur l’âge de retraite.

Donc oui, ça serait facile de se dire, bien, il faut se concentrer au Canada, on a tellement d’enjeux, on a beaucoup de choses à discuter, à améliorer, mais il ne faut pas oublier qu’on peut beaucoup apprendre. On peut influencer ce qui va nous affecter aussi au Canada, et on peut aussi beaucoup apprendre de nos collègues des professionnels et professionnelles actuaires ailleurs. Ce qui s’est bien fait ailleurs et aussi apprendre de leurs erreurs. Je crois qu’il est super important – et je vais revenir sur la réorganisation de la direction dans ta première question – ce qu’il faut s’assurer, puis je crois qu’en tant qu’ancien président de la direction, une des choses que j’ai senties très tôt dans mon mandat que je ne faisais pas bien comme membre dirigeant de cette direction, c’est la communication.

Puis je sais qu’il y a beaucoup de travail qui s’est fait et on continue de l’effectuer, de l’améliorer, et s’assurer que les membres comprennent ce qui se passe ailleurs et ce que notre influence fait aussi. Et je vous avertis déjà, il va avoir de plus en plus de communications avec la nouvelle restructuration. On essaie de réorganiser ça, de le faire efficacement. Vous les professionnels et professionnelles au Canada, vous voyez tout ce qui est fait ailleurs et influencez votre pratique au Canada.

Ayotte : Parlant d’influence, quelle est la perception de nos collègues étrangers à l’égard de la profession canadienne? J’ai l’impression que les actuaires canadiens sont très influents, même s’ils sont moins nombreux à l’international.

Malone : Puis le directeur de l’ICA, Michel Simard, utilise souvent un terme qu’il répète souvent au sein de l’AAI, « on frappe plus fort que notre poids ». Là, je le traduis en français. Mais c’est vrai, pour répondre à la question, c’est tout à fait vrai. L’IFRS 17 et tous les travaux qui ont été rédigés par rapport à ça, à l’international, le Canada et les actuaires canadiens ont exercé une influence incroyable comparativement à d’autres pays qu’on pourrait croire auraient exercé une influence plus grande. Et je dois dire que notre réputation comme association actuarielle est impeccable à cet égard.

En tant qu’ambassadeur international, je le vois. Nous avons plusieurs rencontres bilatérales avec d’autres associations et on nous regarde souvent avec de grands yeux. On nous pose beaucoup la question, « si vous étiez à notre place, que feriez-vous? » Puis lorsqu’on effectue des choses, « bien, pourquoi vous avez fait ça, comment vous avez fait ça? On est très intéressé à comprendre le fonctionnement, puis voir comment vous allez faire. »

Donc, si je fais un retour sur l’IFRS 17, je crois que c’est un exemple incroyable de l’ensemble du travail qu’on a exercé, des commentaires qui ont été partagés, que ce soit par l’entremise de l’ICA ou à travers l’AAI, mais avec des gens incroyables qui ont vraiment influencé où on est aujourd’hui. Puis je suis persuadé qu’il y a plusieurs personnes qui m’écoutent en ce moment qui disent « ouais, mais ce n’est pas parfait », je suis entièrement d’accord. De tout ce que je comprends, je ne suis pas un expert en IFRS 17, mais de ce que je puisse comprendre, tout est très compliqué.

Il y a beaucoup de zones grises et beaucoup de questionnements, mais il y a vraiment un bon travail qui a été effectué par les professionnels et professionnelles canadiens, les actuaires canadiens et nos membres pour influencer où nous en sommes en ce moment, puis on est beaucoup mieux placés qu’avant. Et lorsque je discute avec les autres professionnels et professionnelles à travers le monde, on voit pertinemment qu’ils sont reconnaissants, qu’ils voient la qualité de notre travail, et de l’ardeur de nos professionnels et professionnelles. Et c’est très important. C’est très important parce que ça nous permet de mettre en valeur tout le travail qu’on fait.

Puis là je reviens un peu à la question 2, tout le travail qu’on fait avec l’AAI, puis je regarde tout le leadership de l’AAI, vous seriez surpris à quel point il y a beaucoup de Canadiens et Canadiennes, beaucoup de membres Fellows de l’Institut canadien des actuaires qui sont – en fait, la prochaine présidente est de l’ICA, Micheline Dionne – puis beaucoup de membres de l’ICA, des membres Fellows de l’ICA qui font partie de l’équipe de membres dirigeants de cette association, et ça met en valeur notre titre. Et les autres associations comprennent que non seulement une éducation de qualité (puis je vais revenir sur l’éducation dans quelques instants), mais aussi des organisations qui soutiennent et une association qui appuie le professionnalisme, la formation continue offerte à nos membres, et nous avons des professionnels et professionnelles de qualité.

L’autre chose dont je voulais parler aussi très brièvement, c’est tout le changement éducationnel. Évidemment, ça a amené quelques froids avec d’autres associations actuarielles, mais ce que l’on voit, c’est qu’il y a vraiment un grand intérêt de comprendre ce qu’on fait. Et vraiment, on peut apercevoir de différentes associations un intérêt profond sur la manière dont on fonctionne, comment on va fonctionner, puis comment on est arrivé à prendre cette décision.

Tu parlais, Maude, de ton impression des actuaires canadiens qui sont très influents, et c’est tout à fait vrai. Puis je le vois chaque fois qu’on rencontre des gens, à chaque fois qu’on participe auprès de l’AAI. À chaque fois qu’on se joint à des rencontres internationales, on voit vraiment qu’il y a une très grande valeur par rapport à notre titre.

Ayotte : Comment les membres de l’ICA peuvent-ils s’engager davantage dans les activités internationales de l’ICA?

Malone : « Oh boy », très bonne question. Évidemment, on cherche tout le temps. Je parlais tantôt, on ne peut pas continuer à avoir cette réputation si on n’a pas des professionnels et professionnelles chevronnés qui s’engagent et qui font du travail bénévole auprès de l’Association. On fait un grand travail de démarchage pour s’assurer d’avoir des bénévoles qui veulent passer du temps avec nous, puis poursuivre la réalisation du bon travail de plusieurs années et qu’on veut continuer.

Évidemment, il faut lever la main. Si vous avez des questions, on peut communiquer avec moi directement, ou Bill (Weiland) et l’équipe de l’ICA. Levez la main, démontrez un intérêt… c’est sûr et certain qu’il y a du travail, mais c’est du travail qui – je crois que c’est pour cela que je le fais depuis déjà plusieurs années, de m’engager au point de vue international – nous permet vraiment de réaliser qu’on est capable de faire une différence, et d’essayer d’influencer l’avenir des actuaires, et que l’on continue pour être aussi formidables que les 20, 30, 40 dernières années.

Donc, levez votre main et communiquez directement avec moi ou l’équipe de l’ICA, et portez-vous bénévole. Je vous promets que ça va être un travail super enrichissant et que vous allez vous féliciter plus tard dans votre carrière.

Ayotte : Et puis pour terminer cet entretien, Jason, aurais-tu un mot de la fin?

Malone : Écoute, j’étais récemment en compagnie d’un membre de l’équipe de l’ICA qui m’a beaucoup soutenu au cours des dernières années (et Michel aussi). J’adore mon travail, mais je ne peux pas être plus fier d’être actuaire grâce à tout le travail que moi personnellement, j’ai fait à travers cette direction, et de voir tous les autres professionnels et professionnelles qui s’engagent, non seulement à l’ICA mais à l’international pour faire en sorte que notre profession soit une profession qui influence la réalité des gens.

Puis ça (on l’oublie un peu), mais le travail auprès de l’ICA puisque cette direction a un impact sur Monsieur et Madame Tout-le-Monde et aura un impact envers la société. Que ce soit la retraite ou le climat, que ce soit toute la protection du point de vue des programmes d’assurance, s’assurer que la société de demain va bénéficier de notre profession, de notre travail.

C’est pour ça que j’invite les gens à lever la main pour exercer du travail bénévole, et de s’intéresser aussi. Si le travail bénévole n’est pas possible, de s’intéresser à ce que cette direction fait. On réalise de très belles choses. Consultez les articles, renseignez-vous sur ce qui se fait ailleurs, puis vous verrez que comme profession, nous avons quelque chose, en tant que professionnel ou professionnelle et comme actuaire, il y a de quoi être fier ou fière. C’est tout.

Ayotte : Encore une fois, un grand merci Jason d’avoir pris le temps de discuter avec nous aujourd’hui.

Malone : Merci, Maude, de m’avoir donné l’opportunité de partager mes réflexions aujourd’hui.

Ayotte : Si la conversation d’aujourd’hui vous a plu, allez vous abonner à notre série balado pour vous rattraper et écouter les épisodes que vous avez peut-être manqués au cours des derniers mois. Également, si vous avez des idées pour un futur épisode ou souhaitez participer à la rédaction du contenu pour notre blogue, je vous invite à communiquer avec nous. Nos coordonnées se trouvent dans la description de l’émission.

Je m’appelle Maude Ayotte, et je vous remercie d’avoir écouté Voir au-delà du risque. À la prochaine!

Cette transcription a été révisée par souci de clarté.

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