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La coupe est pleine : aller de l’avant à l’ère post‑COVID‑19

Par Marie-Hélène Pelletier

D’abord publié sur le site de l’autrice, cet article est partagé sur Voir au-delà du risque avec son autorisation.

Regardons les choses en face : l’année 2022 a mal commencé pour beaucoup d’entre nous. C’est que les répercussions de la pandémie se font toujours sentir dans nos vies professionnelles et personnelles. Et ce n’est pas parce qu’on a retrouvé ses repères prépandémiques qu’on ne souffre pas de fatigue ou d’épuisement. Certaines personnes expriment leur ras-le-bol. Elles en ont jusque-là, sont frustrées et épuisées… au bout du rouleau, quoi.

Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant? Comment aller de l’avant en faisant preuve de résilience, et en renouvelant son énergie et son optimisme?

La bonne nouvelle, c’est que nous sous-estimons notre capacité à agir. Quand les choses échappent à notre contrôle, ou si nous sommes confrontés à un problème ou à une situation difficile, nous avons de la difficulté à voir que nous pouvons y faire quelque chose. C’est pourtant le cas.

L’adaptation active : la clé pour traverser les périodes difficiles

Je vous parle ici d’adaptation active. Contrairement à l’adaptation passive, l’adaptation active consiste à agir, de quelque manière que ce soit, pour affronter un problème et ses conséquences.

Quand un défi se présente, vous pouvez l’éviter en ne faisant rien (adaptation passive), ou bien réagir – et là, tout ce que vous faites a de l’importance. Vous pouvez par exemple prendre l’air 15 minutes, remplacer une boisson gazeuse par de l’eau une fois par jour, prendre cinq respirations profondes deux fois par jour ou parler à un ami ou une amie pendant 20 minutes.

L’adaptation active est une stratégie qui peut réellement nous aider dans les périodes difficiles. Quand les choses vont mal – surtout quand elles vont mal –, il faut impérativement se mobiliser.

Prenons l’exemple d’une voiture. Il faut faire le plein même quand on n’en a pas envie. Sinon, la voiture ne peut pas rouler! Dans cette analogie, l’essence, ce sont les stratégies d’adaptation active. Pour accroître votre résilience et votre capacité à surmonter des défis, mais aussi continuer à avancer, vous devez mettre en place ce genre de stratégies.

Soyez indulgent envers vous-même et gérez vos attentes

Souvent, la mentalité du « tout ou rien » nuit grandement à l’adaptation active. Nous pensons (ou espérons) que nous allons nous sentir immédiatement mieux si nous faisons une seule balade, un seul appel à un proche, ou mangeons un seul repas santé. Si ce n’est pas le cas (ce qui est normal), nous abandonnons. Inversement, si nous sommes totalement passifs, nous nous disons qu’un seul petit geste positif ne vaut pas la peine (ce qui n’est pas vrai). Résultat : nous n’essayons même pas.

L’ingrédient crucial – et je ne le répéterai jamais assez –, c’est la gestion des attentes. Si vous vous mettez de la pression pour en faire trop, ou que vous avez des attentes trop élevées, vous risquez de subir un échec, et ce n’est vraiment pas le but.

Lorsque vous pensez à votre adaptation active, gardez ces trois piliers à l’esprit :

  1. Équilibre : L’adaptation active ne concerne pas tout, tout le temps. Intégrez une, deux ou trois activités quotidiennes ou hebdomadaires. Faites les choses à votre rythme.

  2. Constance : La constance est un facteur déterminant, tout comme le fait de ne pas abandonner. Disons que vous allez marcher une fois, que vous ne vous sentez pas mieux et que vous n’y retournez plus pendant une semaine. La fois d’après, est-ce que ça va vous faire du bien? Probablement pas.

    Si après votre première marche, vous continuez à y aller tous les deux jours, voire tous les jours? Vous sentirez-vous mieux plus rapidement? C’est fort probable. Vous manquez une journée? Pas de problème! Passez à autre chose et réessayez le lendemain.

  3. Attentes réalistes : Si vous choisissez une activité, jetez votre dévolu sur quelque chose que vous pourrez réaliser au moins 85 % du temps. Si vous pouvez aller marcher pendant une heure mais seulement 50 % du temps, qu’en est-il d’une marche d’une demi-heure? Seulement 70 %? Est-ce qu’une marche de 20 minutes serait plus facilement réalisable? Vous voyez le principe.

    Pensez à un plan B au cas où. Par exemple, si votre objectif est de faire une séance d’entraînement d’une heure, mais que vous n’avez pas le temps ou l’énergie nécessaire, vous pouvez faire une vidéo d’exercice de 10 minutes sur YouTube à la place.

Certaines choses (une pandémie, par exemple) peuvent vous sembler totalement hors de votre contrôle; cependant, vous avez du pouvoir sur la manière dont vous y réagissez. Quand il y a un problème, plutôt que de l’éviter complètement, posez des actions concrètes pour renforcer votre résilience. Il faut utiliser des stratégies d’adaptation active, mais surtout le faire avec équilibre et cohérence, et en établissant des attentes réalistes.

Ce que vous pouvez faire aujourd’hui : votre minute de santé mentale

Choisissez une activité que vous pensez pouvoir commencer ou continuer à faire dès maintenant. Fixez-vous des attentes réalistes… et ayez un plan B.

N’oubliez pas que faire quelque chose, n’importe quoi, c’est toujours mieux que ne rien faire.

Marie-Hélène Pelletier, Ph. D., MBA, est stratège en santé mentale au travail et psychologue agréée. Elle prononcera le discours de clôture lors d’act22, le congrès annuel de l’ICA. Consultez le programme de l’événement pour en savoir plus sur cette présentation à propos des stratégies qui favorisent la santé mentale, ainsi que sur les autres séances prévues.

Cet article reflète l’opinion de l’autrice et ne représente pas la position officielle de l’ICA.

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