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Les filles à la puissance des maths

La mission de la Fondation actuarielle du Canada (FAC) est de promouvoir l’éducation des mathématiques auprès des jeunes Canadiennes et Canadiens. Dans cet épisode, nous examinons de plus près le programme Girls to the Power of Math, ou « G^M », qui encourage le développement des compétences en mathématiques chez les filles en milieu scolaire. Dans cet épisode, nous accueillons la fondatrice Alexa Bailey ainsi que Jill Harper, FICA, membre de la FAC. Cet épisode est disponible en anglais seulement.

VOUS N’AVEZ PAS LE TEMPS D’ÉCOUTER CE BALADO? LISEZ LA TRANSCRIPTION.

Fievoli : Bienvenue à Voir au-delà du risque, le balado de l’Institut canadien des actuaires. Mon nom est Chris Fievoli et je suis actuaire membre du personnel, communications et affaire publiques à l’ICA.

La Fondation actuarielle du Canada a pour mission de favoriser l’éducation en mathématiques chez les jeunes du Canada et Girls to the Power of Math est l’un des programmes auxquels elle est associée.

Alexa Bailey, fondatrice du programme, et Jill Harper, présidente du Comité des communications de la FAC, sont avec nous pour en parler davantage.

Merci à vous deux d’avoir accepté notre invitation aujourd’hui.

Harper : Merci de l’invitation, Chris.

Bailey : Ravie d’être ici.

Fievoli : Commençons avec vous, Alexa. Pourriez-vous vous présenter et nous dire où vous en êtes dans votre parcours d’études?

Bailey : J’amorcerai bientôt ma première année à l’Université Mc Gill en génie biologique. C’est un domaine qui m’intéresse beaucoup.

Il s’agit d’un programme unique au Canada et c’est l’un des seuls endroits où l’on peut étudier l’ingénierie cellulaire dans le cadre d’un programme de premier cycle.

Ce cours m’intéresse beaucoup parce qu’il est très axé sur les mathématiques et les sciences, qui sont mes plus grandes passions. Mais je ne sais pas vraiment si c’est dans ce domaine que je veux me diriger après l’obtention de mon diplôme. Tout ce qui m’intéresse pour l’instant, ce sont les cours et ce qu’ils me permettent d’étudier.

Fievoli : Il y a quelque temps, vous avez cerné un problème en ce qui concerne les filles et les mathématiques. Qu’est-ce qui vous a incitée à tenter de résoudre ce problème?

Bailey : Nous savons qu’il existe un décalage entre les sexes dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM). Le recensement canadien de 2016 a révélé que ces domaines de travail comptaient moins de 25 pour cent de femmes. Tout au long du primaire, j’ai constaté qu’il existait chez mes professeurs et mes camarades de classe un préjugé selon lequel les garçons sont meilleurs que les filles en mathématiques.

Toutefois, de nombreuses études ont prouvé qu’il n’existait entre les sexes aucune différence dans aptitudes en mathématiques. Si une personne aussi résiliente que moi a dû lutter contre les préjugés du système, que se passera-t-il pour les autres filles?

Mes expériences difficiles n’ont pas réussi à avoir raison de mon amour pour les mathématiques et m’ont donné envie d’aider d’autres filles. J’ai commencé à accompagner ma voisine pour l’aider en mathématiques et j’ai découvert que grâce à des jeux amusants, elle avait acquis de la confiance et que ses notes s’étaient améliorées. Cela m’a amenée à me demander si la confiance en mathématiques différait selon le sexe et s’il était possible qu’elle joue un rôle dans cet écart entre les sexes dans les domaines STIM.

En 2018, j’ai mené un sondage auprès de plus de 300 élèves du primaire pour évaluer leur confiance en matière de mathématiques. Les résultats ont révélé une baisse statistiquement significative de la confiance chez les filles, mais pas chez les garçons, en matière de mathématiques.

Plus précisément, j’ai constaté que la confiance des filles a tendance à s’effriter vers la sixième année. Cela correspond aussi à ce qu’ont révélé des recherches antérieures. Ce manque de confiance en mathématiques pourrait contribuer au fait que les filles soient moins attirées vers les domaines STIM dans leurs études postsecondaires.

Je trouvais préoccupant l’effritement de la confiance en mathématiques chez les filles et c’est ainsi que j’ai eu l’idée de créer le programme Girls to the Power of Math.

Fievoli : Parlez-nous de ce programme. En quoi consiste Girls to the Power of Math (G^M)?

Bailey : Girls to the Power of Math est un programme parascolaire de dix semaines visant à accroître la confiance chez les filles. Je voulais créer un environnement amusant dans le cadre duquel des filles plus âgées accompagnent des plus jeunes en mathématiques.

Nos activités se concentrent sur le calcul et la multiplication et comportent des jeux entourant les connaissances financières. Nous avons recours à des jeux, à des chansons, à l’art et à l’activité physique pour renforcer les idées que nous enseignons.

Par exemple, nous avons un magasin à 0,10 $ dans lequel les enfants se font un budget et achètent des jouets avec leurs pièces de dix cents en se servant des concepts de la multiplication.

Peut-être connaissez-vous le jeu « Quelle heure est-il, M. Wolf? » Eh bien nous avons une variante de ce jeu. Les enfants font des pas par multiples pour exercer les tables de multiplication. Nous faisons appel à l’art pour illustrer les séquences mathématiques et la chanson pour faciliter la mémorisation. Tout se passe dans le plaisir.

Fievoli : Qu’est-ce qui distingue ce programme des autres programmes de tutorat en mathématiques?

Bailey : Je crois que la réponse à la question précédente montre bien que notre programme est axé sur le plaisir. Nous ne voulons pas qu’il ressemble à un cours de maths. Toutes les filles sont admises, quelles que soient leurs aptitudes en mathématiques.

Une élève qui connaît déjà ses tables de multiplication tirera tout de même profit du programme en renforçant ses aptitudes et en s’amusant. Une élève qui a besoin d’aide pour mémoriser ses tables développera ses compétences dans un contexte social amusant. C’est vraiment différent d’un programme de tutorat.

Le mentorat est aussi un élément clé de notre programme. La recherche a montré que le mentorat était important pour assurer le maintien des filles dans les domaines STIM. Des filles du secondaire agissent à titre de mentors et de modèles auprès des filles du primaire.

Les filles du secondaire ne deviennent pas simplement des mentors. Nous avons établi un système selon lequel les participantes deviennent des apprenti-mentors, puis des mentors, qui font ensuite partie de l’équipe opérationnelle.

Nous avons aussi recours à nos plateformes de médias sociaux pour faire la promotion des femmes dans les domaines STIM et pour montrer l’éventail de possibilités qui existent dans ces domaines.

Fievoli : Bonne idée. Le mentorat a-t-il été un élément important de votre parcours en mathématiques et en sciences?

Bailey : Tout à fait. Le programme Girls to the Power of Math n’existerait pas et je ne serais pas ici si je n’avais pas eu de mentorat. La docteure Toni Schmader, professeure à l’Université de la Colombie-Britannique, a été ma mentor pendant que je menais mon étude.

Elle m’a aidée à comprendre les stéréotypes et les préjugées sexospécifiques. La Society for Canadian Women in Science and Technology m’a versé une bourse pour mettre sur pied mon programme Girls to the Power of Math et m’a mise en contact avec des femmes travaillant dans divers domaines STIM.

La Fondation actuarielle du Canada a fait preuve d’une grande générosité. Leur soutien m’a permis d’étendre mon programme à l’échelle de la Colombie-Britannique.

Mon conseil d’administration est formé de personnes formidables, dont Ellen Whelan, qui est actuaire. J’ai aussi eu des alliés masculins.

Le mentorat m’a aidée à poursuivre mon parcours en mathématiques et en sciences lorsque j’ai rencontré des obstacles et m’a mise exposée à différents domaines STIM. J’espère que le programme Girls to the Power of Math pourra offrir la même expérience à des filles.

Fievoli : Et quelle est la marche à suivre pour les groupes qui souhaitent avoir recours à ce programme?

Bailey : Nous invitons tout le monde à nous suivre sur notre page Instagram, où nous présentons des événements, des entretiens et des femmes qui ont marqué les domaines STIM. Si vous souhaitez devenir mentor ou que vous aimeriez offrir le programme à votre école primaire, écrivez-nous à info@girlstothepowerofmath.org.

Nous souhaitons que ce programme puisse être déployé à l’échelle du Canada et nous invitons donc toutes les parties intéressées à se renseigner.

Fievoli : Bien. Il s’agit d’une réalisation remarquable. Merci de nous avoir transmis ces renseignements.

Jill, dites-nous un peu comment la FAC en est venue à s’engager dans le cadre du programme Girls to the Power of Math.

Harper : Avec plaisir. Juste avant, j’aimerais dire à Alexa à quel point elle est inspirante. Vous êtes formidable. Et en réalité, c’est Alexa qui a intéressé à FAC à s’engager auprès du programme Power of Math.

Tout a commencé en 2021, lorsqu’Alexa a présenté à la FAC une demande de financement après avoir entendu parler de la Fondation par Ellen, dont Alexa a parlé un peu plus tôt.


Les membres du Comité des communications de la FAC ont ensuite étudié la demande et ont été si impressionnés qu’ils ont recommandé un financement à hauteur de 5 000 $ pour le programme Girls to the Power of Math en 2021.

Bien sûr, comme vous l’avez vu, le programme a remporté un vif succès. Le Comité demeure très impressionné et a recommandé une augmentation du financement à concurrence 10 000 $ pour 2022 afin de soutenir le projet d’expansion du programme.

Fievoli : Auprès de quels autres genres de programmes semblables la FAC s’est-elle engagée?

Harper : L’éducation des jeunes est l’un des principaux secteurs d’activités de la FAC et c’est dans celui-ci que se classe le programme Girls to the Power of Math.

Dans ce créneau, nous soutenons divers programmes axés sur les connaissances financières et les mathématiques chez les jeunes du Canada. Bien qu’aucun de ces programmes ne vise les filles du primaire en particulier comme le fait Power of Math, certains ciblent différentes tranches d’âges, différents profils de diversité ou différents stades de l’éducation. 

Pour obtenir plus de renseignements au sujet des formidables initiatives d’éducation des jeunes que soutient la FAC, consultez la afc-fac.ca et sélectionnez la rubrique Éducation des jeunes sous l’onglet Nos activités.

La FAC soutient aussi plusieurs bourses d’études, que vous trouverez dans le menu déroulant sous l’onglet Nos activités du site Web.

J’aimerais attirer votre attention sur l’une des bourses d’études que finance la FAC, soit les bourses de Guides of Canada. Elle est axée, bien sûr, sur les filles et les mathématiques, mais à un stade d’éducation différent que le programme Girls to the Power of Math.

Fievoli : En conclusion, parlez-nous de certaines activités prévues par la FAC cet automne et de la façon dont peuvent contribuer les membres qui le désirent.

Harper : Avec plaisir. C’est à l’automne qu’a lieu le lancement de notre campagne de financement annuelle. Pendant cette campagne, nous soulignerons l’excellent travail que soutient la FAC. Les membres que cela intéresse peuvent s’attendre à des mises à jour sur nos programmes de bourses d’études et nos événements mettant en lumière les organismes de bienfaisance que soutient la FAC.

La FAC est un organisme bénévole et est toujours à la recherche de nouveaux collaborateurs bénévoles. Il existe principalement deux façons de s’engager. Vous pouvez manifester votre intérêt en l’indiquant dans votre profil de bénévole de l’ICA. Le personnel de l’ICA s’assurera de nous mettre en contact avec vous. 

Vous pouvez aussi nous joindre directement par courriel à l’adresse communications@afc-fac.ca.

Fievoli : Excellent. Merci à vous deux d’avoir pris le temps de venir vous entretenir avec nous aujourd’hui.

Harper : Merci de nous avoir invitées.

Bailey : Merci, Chris.

Fievoli : Notre série de balados compte maintenant plus de 100 épisodes produits pendant les 3 dernières années. Nous vous invitons tous et toutes à vous abonner, ce que vous pouvez faire sur toute plateforme que vous utilisez pour accéder à vos balados.

Nous aimerions vous entendre! Si vous avez des suggestions ou des idées d’épisodes, vous pouvez les envoyer à balados@cia-ica.ca.

Nous sommes toujours à la recherche de contenu pour notre blogue Voir au-delà du risque. S’il y a idées dont vous aimeriez nous faire part, vous pouvez nous joindre à l’adresse voiraudeladurisque@cia-ica.ca.

À la prochaine. Je suis Chris Fievoli et je vous remercie d’avoir écouté notre balado Voir au-delà du risque.

Cette transcription a été révisée par souci de clarté.

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